Le Royaume-Uni organise un premier sommet sur la protection des plus vulnérables
L’événement a porté les participants à réfléchir à la façon de protéger les personnes vulnérables dans nos églises.
Le 26 mars 2025 | Angleterre | Catherine Anthony Boldeau, Division transeuropéenne et Adventist Review
« La protection n’est pas qu’une responsabilité, mais une réflexion de nos valeurs et de notre foi en action. » Ces paroles d’Eglan Brooks, président de l’Union des fédérations britanniques, ont donné le ton à plusieurs réunions de discussion servant à présenter les meilleures pratiques et à renforcer les églises du Royaume-Uni et de l’Irlande.
Du 21 au 27 février, plus de 130 participants étaient rassemblés au Newbold College of Higher Education pour prier, échanger, débattre et réfléchir sur les questions relatives à la sécurité dans les espaces religieux. Le terme protection des plus vulnérables englobe la santé, le bien-être et les droits individuels, particulièrement ceux des enfants et des adultes vulnérables, afin d’éviter toute forme de maltraitance.

La théologie de la protection des plus vulnérables
Lee Carmichael a lancé la semaine avec une présentation intitulée « La théologie de la protection : un appel à protéger les personnes vulnérables ». M. Carmichael, un intervenant téléphonique à temps partiel chez Thirtyone:eight, un organisme chrétien indépendant qui cherche à protéger les personnes vulnérables, a présenté un argument théologique en faveur de la protection des personnes vulnérables au sein de l’Église.
Basée sur des enseignements bibliques, la protection des plus vulnérables n’est pas qu’une simple obligation légale ou procédurale, mais bien un mandat divin reflétant la façon dont Dieu se préoccupe des membres les plus vulnérables de la société.
Anette Williams, conseillère en protection chez Thirtyone:eight, a développé les idées de son collègue lors de ses présentations de la semaine.
Philip Baptiste, secrétaire et trésorier d’Adventist-Laymen’s Services and Industries pour la Division nord-américaine, a parlé de ceux qui se chargent de la responsabilité de créer des églises et des espaces sécuritaires.

Un défi pour les dirigeants
David DeFoe, fondateur de Imara Counselling Services et directeur des ministères des relations à la Fédération d’Allegheny East, aux États-Unis, a dit que « le fait de protéger une institution aux dépens des gens à laquelle elle est au service ne constitue pas de la protection, mais de la corruption ». Sa présentation a offert une plateforme pour s’attaquer à des sujets complexes, comme le pouvoir et la protection, qui seraient présentés durant le reste de la conférence.
Les présentations des orateurs de DRD Partnership, une firme de consultation en communications stratégiques, ont provoqué des conversations et des discussions sur des sujets tels que le leadership, les crises et les obligations des organisations.
Mis à part les présentations des orateurs, des panels de discussion ont également été organisés. En repensant à certaines de ces discussions, Leslie Ackie, des ministères des possibilités de l’Union des fédérations britanniques, a dit ceci : « Ce sommet a souligné encore davantage l’énorme défi ainsi que l’occasion que nous avons de faire avancer nos dispositions en matière de protection des plus vulnérables afin de remplir notre mandat biblique. »

Écoute et stratégie de marque
L’action qui consiste à écouter les « sans voix » est essentielle au thème de la protection des personnes vulnérables. Plusieurs victimes survivantes à des mauvais traitements ont partagé leur histoire personnelle. Ces histoires bien réelles et difficiles à écouter ont plongé la salle dans un lourd silence et ému bien des gens.
Les dirigeants des fédérations ont également annoncé que dans les mois à venir, une nouvelle stratégie de marque serait présentée. « Dites-le. Entendez-le. Dites-le. Mettez-y un terme! La protection des personnes vulnérables est ma responsabilité, votre responsabilité, notre responsabilité. »
La version originale de cet article a été publiée sur le site des actualités de la Division transeuropéenne.
Traduction : Marie-Michèle Robitaille


